André Chamy en charge de l’affaire du financement de la campagne du président Sarkozy

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28 mai 2007, président de la République française depuis seulement quelques jours, Mr Nicolas Sarkozy et le colonel Mouammar Kadhafi, dictateur dirigeant de la Libye de l’époque depuis 1969, rentrent en contact téléphonique!

Leur discours est éloquent… Selon les écoutes, on y entends clairement le dictateur féliciter en personne le nouveau chef d’Etat de la France pour le triomphe de son élection et en retour l’ex président le remercier, lui exprimant respect et amitié tout en lui témoignant sa reconnaissance pour ses analyses et s’en suit, tour à tour, sur le ton d’une discussion amicale, un échange de critiques élogieuses concernant le mérite de chacun d’eux comme dirigeant de leur pays respectif et l’assurance d’une complaisante relation entre les deux pays.

On ne manquera pas de citer par la même occasion l’évocation de sa précédente bienveillante rencontre à laquelle se réfère Nicolas Sarkozy. En effet, 2 ans auparavant, en octobre 2005, celui qui n’était encore que ministre de l’intérieur au sein de la présidence de Jacques Chirac, s’était rendu sur le sol libyen pour rencontrer celui qu’on nommait autrefois le guide de la Libye.

Officiellement en voyage à Tripoli pour des raison internationales entre les deux hommes politiques concernant la lutte contre le terrorisme et l’immigration irrégulière du pays, raisons bien évidemment compréhensibles, la venue de Mr Sarkozy une fois derrière les coulisses prenait un air d’enjeux bien plus personnels avec des ambitions présidentielles!

Cela ne fût que bien plus tard qu’on appris que cette rencontre avait été planifiée par le franco-libanais Ziad Takieddine vers une motivation plus affairiste. Chargé d’affaire en armements et proche du régime libyen, celui-ci avait déjà rencontré un peu plus tôt le fils Saïf al-Islam Kadhafi, venu en France en voyage privé et qui le convia par la suite à rejoindre son père, le colonel Kadhafi directement sur le Territoire.

Pour des raisons qui lui incombe et que nous ne connaissons pas même si celles-ci semblent néanmoins évidentes, Mr Takieddine en entretien avec le dirigeant du pays, s’engage sur le sujet Sarkozi en exposant l’homme comme un politicien aux idées fructueuses et déterminé à changer le cours des choses en matière de politique française et étrangère. De retour en France, Zia Takiedinne rencontre son comparse Claude Guéant, lui aussi intermédiaire en armements et intiment lié professionnellement à la suite de leur projet d’une potentielle vente d’un système de surveillance des frontières de l’Arabie Saoudite.

C’est dès lors ensemble qu’ils prépareront la fameuse rencontre Sarkozy-Kadhafi d’octobre 2005. Jean-Luc Sibuide, ancien ambassadeur de France en Libye confirmera d’ailleurs plus tard qu’il avait croisé à plusieurs reprises Claude Guéant en Libye s’affairant des préparatifs de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi. Mr Guéant se dévoilant très soucieux de ce tête-à-tête politique, passe très vite de collaborateur au statut d’agent de liaison entre les deux hommes.
C’est alors que l’ancien ministre de l’intérieur s’envole au coeur de Bab Al-Aziziya pour rencontrer le dictateur, dans la capitale de l’Etat de la Libye, pays le plus riche grâce à sa production de pétrole et ses fresques peintes à l’effigie du dictateur comme pour sembler l’immortaliser!

C’est ainsi que débute ce qui se révélera plus tard comme les prémices de l’affaire du financement de la campagne du président Sarkozy.

Empressé de rencontrer celui qui était un ministre novice sur la scène internationale et assurément séduit par son profil, le guide à su voir d’un oeil avisé tout le potentiel en matière gouvernementale qu’il pourrait apporter à la Libye s’il accédait au pouvoir en tant que chef d’état français. N’ayant pu obtenir de l’actuel Président au moment des faits, le Président Jacques Chirac, radicalement opposé à une alliance politique et ne pouvant par cette raison à enfin parvenir définitivement à prendre la tête du monde Arabe, il a cependant vu en Nicolas Sarkozy le moyen d’élaborer un stratagème pour arriver à ses fins et d’aspirer à diriger d’une main de fer le continent africain en instituant des Etats-Unis d’Afrique. Etant en froid avec Jacques Chirac et craignant sans cesse de la France son active politique africaine contre lui, la France ne serait plus une barrière à ses ambitions si son acolyte français devenait chef du gouvernement au prochaine élection.
Le ministre est élu président de la République le 6 mai 2007.

Par la suite les doutes commencèrent à planer quant au moyen de financement de la campagne du président Sarkozy. Dès lors, cette affaire sarkozy n’a fait que prendre de l’ampleur quand à sa possible aide financière du dictateur libyen entre 2006 et 2007 pour un total de 5 millions d’euros en argent libyen.

Il est alors mis alors en examen le 21 mars 2018 pour financement illégal de campagne électorale, recel de fonds publics libyens, corruption passive et placé en garde à vue. Encore plus médiatisé après son revirement contre Kadhafi, tout portait à croire à son ultime culpabilité!

Avec une telle affaire, les enjeux internationaux ne sont pas des moindres et le cabinet de Maître André Chamy est justement pleinement spécialisé dans ce type d’affaire internationale.